Le cancer colorectal ou cancer du côlon

Le cancer colorectal ou cancer du côlon est un cancer fréquemment observé en Europe de l'ouest, aux Etats-Unis et en Australie. Le cancer colorectal est d'ailleurs aujourd'hui au 3ème rang des cancers le splus fréquents, tous sexes confondus (2ème cancer le plus fréquent chez les femmes et 3ème chez les hommes).

Le Centre Léon Bérard propose une prise en charge globale du cancer du côlon ou cancer du colorectal, depuis le diagnostic jusqu'au suivi de la maladie. Il offre l'ensemble des traitements et examens diagnostiques sur un seul et même site.
Le cancer du côlon est une maladie fréquente qui touche près de 43 000 nouvelles personnes chaque année (53% d’hommes, 47% de femmes) et représente 16 000 décès. Dans la très grande majorité des cas, il survient chez les personnes de plus de 50 ans. L’incidence augmente rapidement avec l’âge.
Le cancer colorectal se développe le plus souvent à partir d’une tumeur bénigne (polype) qui va mettre plusieurs années à se transformer en tumeur maligne. Avec un dépistage il apparaît donc possible de prévenir la survenue de ce cancer en le diagnostiquant de manière précoce.

 

Prévention

La prévention des cancers par intervention sur leurs causes est appelée "prévention primaire" par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La prévention primaire du cancer consiste à éviter l'exposition à un agent cancérogène.
Les facteurs de risques les plus importants sont l’alimentation, l'obésité, le tabagisme et la vie sédentaire. L'excès de viande rouge et de graisses animales saturées sont notamment mis en exergue dans de nombreuses études scientifiques.

 

Consultation d’oncogénétique

Il existe également des prédispositions héréditaires aux cancers du côlon. Le Centre Léon Bérard propose une consultation d’oncogénétique permettant d’identifier et de proposer un suivi aux familles à risque. Plusieurs gènes sont impliqués dans les formes familiales et font l’objet d’analyse en biologie moléculaire (hMSH2, hMLH1 et hPMS2)

Les formes héréditaires sont :
    o Le cancer colique héréditaire non sur polypose ou syndrome CCHNP ou HNPCC, également appelé syndrome de Lynch
    o Les polyposes adénomateuses familiales ou PAF
D’autres cancers du côlon sont liés à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique qui nécessite également une surveillance régulière.

Dépistage

Un dépistage est organisé en France depuis 2008. Ce dépistage consiste à proposer tous les deux ans aux personnes âgées de 50 à 74 ans "sans risque particulier" un test de détection de sang occulte dans les selles (Hémoccult).
Lorsque ce test est positif, une coloscopie, examen réalisé avec une micro-caméra introduite dans le tube digestif, permet de faire le diagnostic. Cet examen est réalisé au Centre Léon Bérard sous anesthésie.
Une coloscopie est faite d’emblée pour les patients « à risque élevé » (antécédent au premier degré de cancer colorectal) à répéter tous les 5 ans ou plus en cas de découverte de polypes.

 


 

Diagnostic

Le diagnostic initial est réalisé le plus souvent lors de symptômes ou suite à un dépistage. Il s’appuie sur un examen endoscopique : la coloscopie qui peut être, pratiquée au CLB, sous anesthésie générale. Lors de cet examen, une biopsie (prélèvement d’un tissu) est pratiquée et donnera lieu à un examen histologique par le médecin anatomopathologiste qui confirmera le diagnostic. Des analyses complémentaires de biologie moléculaire (pratiquées au CLB) seront réalisées si nécessaire à la recherche d’une prédisposition héréditaire ou avant la prescription de certaines thérapies ciblées (statut MSI et K Ras).
Pour évaluer l’extension de la maladie, un scanner thoraco-abdomino-pelvien pourra également être prescrit. Il sera complété si nécessaire par :
    o Un Pet Scan.
    o Un examen IRM.

Traitements

Pour les tumeurs localisées

La chirurgie est la seule thérapie qui permet de traiter le cancer en dehors de la résection endoscopique réservée à des tumeurs débutantes. Elle enlève la tumeur et les ganglions.
Afin de diminuer le risque de rechute ultérieure, une chimiothérapie dite adjuvante est préconisée notamment en cas d’atteinte ganglionnaire.
En cas de maladie métastatique le traitement débute généralement par une chimiothérapie joint parfois d’une thérapie ciblée. En fonction de la réponse et du contrôle de la maladie, une chirurgie secondaire des métastases peut être proposée.
Le CLB est particulièrement spécialisé dans la prise en charge chirurgicale de ces métastases notamment hépatiques.
Dans certains cas, il est également possible d’avoir recours à des techniques non chirurgicales sous guidage radiologique (radiofréquence) ou en radiothérapie.
Le Centre Léon Bérard est spécialisé dans la prise en charge des cas complexes et des stades avancés de la maladie.
 

Les thérapeutiques de recours

La chimio-hyperthermie intra-péritonéale (CHIP) peut être proposée dans certains cas de carcinose péritonéale. Il s’agit d’une technique proposée au Centre Léon Bérard depuis plusieurs années La chimiothérapie intra péritonéale est une autre manière d’administrer la chimiothérapie, qui consiste à injecter les médicaments de chimiothérapie dans la cavité péritonéale, directement au contact des organes abdominaux, associée à un bain de liquide chauffé à 42 degrés Celsius après avoir enlevé les lésions résiduelles.

La radiothérapie conformationnelle et par modulation d'intensité (IMRT) est pratiquée au Centre Léon Bérard. Cette technique de radiothérapie permet d’adapter (on dit aussi conformer) le plus possible la zone irradiée à la zone à irradier grâce à l’utilisation de moyens d’imagerie (scanner, IRM) et d’un logiciel informatique spécifique en trois dimensions. Cette technique permet d’améliorer la distribution de la dose d’irradiation à un volume cible tumoral de forme complexe en diminuant la dose d’irradiation aux tissus sains de voisinage.

La radiologie interventionnelle est également proposée au Centre Léon Bérard. Cette technique utilise les équipements d’imagerie médicale (scanner) pour guider des traitements locaux par radiofréquences.

La surveillance des cancers du côlon nécessite des endoscopies et scanners thoraco-abdomino-pelviens (TAP), pratiqués régulièrement dans le cadre d’un protocole établi avec le médecin.

L’équipe de diététique des soins de support propose un suivi nutritionnel approprié.

 

En savoir plus

Guide PDF de l'Inca "Les traitements du cancer du côlon" : cliquez ici
Site de l’Inca : cliquez ici

 

 

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