Radiothérapie

La radiothérapie est un traitement locorégional des tumeurs cancéreuses.

Pour ce traitement, on utilise un appareil appelé accélérateur. Cet appareil émet des rayonnements qui pénètrent à travers la peau jusque dans la tumeur à irradier. Aujourd’hui, de grandes évolutions permettent de proposer aux patients des radiothérapies de haute et de très haute précision, avec un soin très important de respect des tissus sains proches de la tumeur.
 

 

Le Centre Léon Bérard dispose d’un des plus importants plateaux techniques de France avec 8 accélérateurs, 6 à Lyon et 2 à Villefranche-sur-Saône. Le département de radiothérapie accueille chaque année plus de 3 500 patients pour des traitements de radiothérapie en ambulatoire et plus de 600 personnes pour des curiethérapies.

6 des 8 accélérateurs sont installés sur le site du Centre Léon Bérard. Ces accélérateurs sont tous de dernière génération : 4 accélérateurs classiques, 1 tomothérapie et 1 Cyberknife® unique en Auvergne-Rhône-Alpes. Le service dispose aussi d’un scanner dédié pour la dosimétrie, permettant de préparer le plan de traitement.

Le département du Centre Léon Bérard pilote également le Centre de radiothérapie du Beaujolais où sont installés 2 autres accélérateurs. Le Centre de radiothérapie du Beaujolais a été créé dans le cadre d’un Groupement de coopération sanitaire avec l'Hôpital Nord-Ouest site de Villefranche-sur-Saône. Il est d’ailleurs situé à proximité de celui-ci à l'adresse suivante : 871, route d'Epinay, 69400 Gleizé (Villefranche-sur-Saône - tél.: 04 74 09 97 60.)

 

 

Le Département de radiothérapie du Centre Léon Bérard propose des techniques complexes et innovantes

  • Irradiation sous asservissement respiratoire

Tous les organes thoraciques ou abdominaux sont soumis aux mouvements liés à la respiration.

Le rein par exemple peut bouger d'environ 3 cm de même, bien entendu, que les tumeurs situées à l'intérieur du poumon.

L'intégration de ces mouvements lors de la mise en place de la zone à irradier entraîne obligatoirement une augmentation de la taille du champ d'irradiation :

Par exemple, pour être sûr d'irradier correctement une tumeur de 1 cm qui bouge de 2 cm de part et d'autre d'une position médiane, il faut un champ d'irradiation de 5 cm. La toxicité de l'irradiation étant directement liée au volume irradiée, nous arrivons vite à des limites incontournables.

 

L'irradiation sous asservissement respiratoire (gating en anglais) permet d'irradier la tumeur lors d'une position fixe dans le cycle respiratoire. La méthode utilisée au Centre Léon Bérard consiste à bloquer la respiration pendant 10 secondes et d'irradier pendant ce blocage. Le patient a auparavant 2 séances d'apprentissage car c'est lui qui commande la période de blocage. Chaque séance d'irradiation est ainsi constituée de 6 à 10 périodes de 10 secondes chacune.

 

  • Stéréotaxie extracérébrale

La stéréotaxie extracérébrale est une technique de haute précision. Elle consiste à délivrer de fortes doses d'irradiation sur une tumeur strictement immobile et avec des marques de sécurité autour de cette tumeur réduite au minimum. Le traitement comprend en général 3 à 6 séances sur 2 semaines délivrant une dose biologiquement équivalente à celle délivrée classiquement sur 6 semaines. Pour ce faire, le patient est d'abord placé dans un cache spécifique puis a un scanner classique. La position exacte de la tumeur est définie par un ensemble de repères micrométriques solidaires du cadre. L'immobilisation de la tumeur est assurée par l'asservissement respiratoire.

  •  Radiothérapie pédiatrique

Le schéma général de l'irradiation ne diffère pas de celui de l'adulte avec une séance quotidienne tous les jours de la semaine pendant 3 à 6 semaines. Cependant la radiothérapie pédiatrique présente des spécificités nécessitant une spécialisation supplémentaire pour l'ensemble de l'équipe médicale et soignante, du manipulateur au médecin. La mise en confiance de l'enfant et des parents, des explications adaptées et bien comprises sont indispensables et seront le gage du bon déroulement du traitement. A la nécessité de contrôler et d'éradiquer la tumeur par l'irradiation se surajoute l'obligation de préservation de l'avenir : il faut donc épargner au maximum les tissus sains, encore en croissance, qui entourent la tumeur.

Les moyens les plus sophistiqués sont mis en œuvre : moulage de l'ensemble du corps, asservissement à la respiration, fusions d'images et bientôt modulation d'intensité.

Pour les tout-petits, l'irradiation peut se dérouler chaque jour sous anesthésie générale (30 minutes environ) afin d'assurer la meilleure reproductibilité possible.

La radiothérapie pédiatrique concerne environ 600 enfants par an en France. 70 enfants sont pris en charge chaque année à l'Institut d'hématologie et d'oncologie pédiatrique.

 

  • Radiothérapies conformationnelles et par modulation d’intensité (IMRT)

Elles représentent les derniers progrès en matière de radiothérapie externe. En France, depuis les années 1995 se développe la radiothérapie conformationnelle. Cette technique de radiothérapie permet d’adapter (on dit aussi conformer) le plus possible la zone irradiée à la zone à irradier grâce à l’utilisation de moyens d’imagerie (scanner, IRM) et d’un logiciel informatique spécifique en trois dimensions.

Cette technique permet d’améliorer la distribution de la dose d’irradiation à un volume cible tumoral de forme complexe en diminuant la dose d’irradiation aux tissus sains de voisinage.

Plus récemment, se développe la radiothérapie par modulation d’intensité (RCMI) qui consiste, grâce à l’utilisation de dispositifs appropriés, à moduler l'intensité du faisceau, point par point à l'intérieur du champ d'irradiation. La dose est ainsi ajustée en profondeur de façon à ce que la dose d’irradiation soit confinée exclusivement à l'intérieur du volume tumoral à traiter et s'adapte parfaitement à la forme complexe de celui-ci, qu'elle soit convexe ou concave. Sur le plan technique, la modulation d'intensité s'utilise de deux façons différentes (« step and shoot » ou « dynamique »), mais toujours avec un accélérateur doté d’un collimateur multilames et un système informatique de dosimétrie inverse qui permet de proposer la meilleure technique pour répondre aux critères fournis : dose nécessaire à délivrer aux volumes tumoraux et dose à ne pas dépasser aux organes à risque.

Cette technique de radiothérapie est particulièrement intéressante en ORL ou il y a nécessité d’une balistique d’irradiation complexe liée à la proximité des organes à risque (nerfs optiques, chiasma, rétine, hypophyse, oreilles internes, moelle épinière….) et des volumes tumoraux.

 

  • "Total body Irradiation" (TBI) ou Irradiation corporelle totale (ICT)

Technique de radiothérapie externe visant à irradier l’ensemble de l’organisme, utilisée en association avec une chimiothérapie pour le conditionnement avant greffe (moelle osseuse ou cellules souches hématopoïétiques) pour des patients atteints de leucémie ou de lymphome. Le schéma habituel comporte 2 séances par jour, d’environ 40 minutes chacune, pendant 3 jours consécutifs. Lors d’une consultation préalable, le médecin radiothérapeute s’assure de l’absence de contre-indication et donne des explications détaillées sur le déroulement de la TBI et ses effets secondaires attendus.

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