Immersion au cœur des équipes de nuit

Et si l’on vous proposait une immersion au sein du service de nuit du Centre Léon Bérard ?
Nous sommes allés à la rencontre des soignants ainsi que du personnel de nuit non médical pour découvrir une nouvelle facette de l’établissement. Reportage.

La fin de journée approche, les accueils et les couloirs se vident peu à peu : bienvenue au Centre Léon Bérard la nuit !

Au total, 30 personnes sont présentes chaque nuit pour assurer la continuité des soins. L’équipe est composée de 27 soignants (24 infirmier(e)s et 3 aides-soignant(e)s), d’un médecin de garde, d’un agent d’accueil et d’un agent de sécurité.

Le programme de la nuit

La relève se fait de 21h à 21h30 et en moyenne chaque infirmier(e) de jour réalise un compte rendu de 2 à 3 minutes  par patient. Ce point permet à l’équipe du soir de transmettre à l’équipe de nuit les informations sur les patients, le motif de leur hospitalisation, les points clés de leur séjour, leur état clinique et psychologique, leurs douleurs, les surveillances spécifiques, les soins reçus, les examens et rendez-vous passés ou à venir.

En règle générale, de 21h30 à 22h, les infirmier(e)s établissent leur programme. C’est le moment d’organiser et de prévoir la nuit, de faire le point sur l’ensemble des problématiques des patients.

Ils débutent ensuite leur première tournée et vont à la rencontre de leurs patients. Après cette première visite, une tournée des chambres est organisée en moyenne toutes les deux heures. A 6h45, l’équipe de jour prend ensuite le relai après quinze minutes de relève.

Polyvalence et solidarité : les spécificités de la nuit à l’hôpital

La nuit, comme l’effectif est réduit, la prise en charge est globale. Les infirmier(e)s sont de fait très polyvalent(e)s et considèrent avoir plus de responsabilité et d’autonomie que le jour. « On peut résumer notre travail très simplement, la nuit nous sommes des généralistes alors que les personnels de jour sont des spécialistes » nous explique une infirmière surveillante de nuit au CLB depuis près de 20 ans. « Le travail de nuit est intéressant, comme on change de service régulièrement, tout le monde se connait, ça crée de la polyvalence, on évite la routine et on est plus débrouillarde ».

Leurs missions sont très variées, avec en chirurgie par exemple beaucoup de surveillances de l’état général, de pansements, de douleurs et de constantes, alors qu’en médecine, ils sont davantage amenés à mettre en place des perfusions, gérer la douleur ou administrer une chimiothérapie « tout en respectant le sommeil et le rythme du patient » nous précise une infirmière.

Les spécificités du travail de nuit et le travail en équipe réduite contribuent à créer une grande solidarité et cohésion d’équipe entre le personnel soignant mais aussi avec le personnel non soignant. Tous se connaissent et s’entraident et des liens forts ont fini par se tisser.

« Il y a une ambiance particulière la nuit, j’aime beaucoup. On se sent chez soi, on connait toute l’équipe, l’ambiance est conviviale. Cette ambiance pendant les gardes est propre au Centre Léon Bérard, les gardes soudent et renforcent les liens avec les équipes » nous explique le médecin de garde.

Et ce qui change aussi, c’est la relation avec le patient. « La nuit, on a un rapport privilégié avec le patient, la prise en charge est plus globale parce qu’on est moins nombreuses et qu’on a plus de temps » rajoute une infirmière qui a aussi connu le travail de jour.

En outre, contrairement à de nombreux hôpitaux, le téléphone n’est jamais coupé au CLB, « les gens appellent toute la nuit pour avoir des conseils, des nouvelles de leur proche », nous confie l’agent d’accueil.
Employé d’une société de service, ce dernier assure une mission de prévention des risques et protection des biens et des personnes. Il exerce exclusivement au Centre Léon Bérard et assure la surveillance de l’ensemble de l’hôpital et des bâtiments de recherche, intervenant sur des incendies, des inondations ou des intrusions. L’ensemble du site étant sous alarmes et caméras, l’agent alterne entre phase de surveillance dans le PC sécurité et rondes dans l’établissement.

Dehors, le jour se lève doucement et l’heure de la relève approche pour l’équipe : le Centre Léon Bérard n’a toujours pas dormi cette nuit !

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